presse

Ne vous trompez pas !

 

 
 

 
ZIC A ZIC
Ecrit par Fred Delforge  
 

Il se présente lui-même comme étant « Intouchable » mais pondère ses affirmations les plus définitives en se demandant pour combien de temps encore…
La philosophie d’Hector se voit plutôt bien résumée dans ces quelques bribes de chanson et si sa naissance musicale est récente, ses influences remontent à loin puisque l’on y trouve des relents de Gainsbourg et de Jacno réunis pour créer une pop électronique qui lorgne délicatement vers les lounge bars ! Accompagné à la scène de Sylvain aux programmations, de John à la batterie et de Nicolas aux lights et à la mise en scène, Hector est sans aucune hésitation le plus exotique des artistes parisiens mais aussi le plus parisien des artistes exotiques …

Il y a du Katerine dans ces intonations à la fois arrogantes et caressantes qu’utilise Hector, une pointe de sensualité qu’on sent venue de chez Bjork, une écriture qui rappelle par moments Dutronc ou même Bashung et des tessitures qui changent au gré des morceaux, évoquant invariablement la pop innovante des mid-seventies et la chanson vintage des late-sixties … Mais qu’est ce qui fait avancer Hector ? Peut-être cette envie évidente de faire de belles songs qu’on se plait à fredonner sous la douche où à écouter au coin du feu, cette capacité naturelle à charmer l’auditeur en lui servant en « Technicolor » ses morceaux les plus fous et les plus attirants comme cet épatante « King Kong Woman » ou ce très surréaliste « Je la préfère en rêve » … Si Hector n’est pas forcément au goût du jour, il ne souffre jamais ni d’absence de goût ni même de mauvais goût et c’est bien ce qui rassure quand on se penche sur sa musique puisque c’est assurément sa volonté d’être atypique que le rend comme il le souhaite si ouvertement « Intouchable » mais aussi et paradoxalement très touchant. On attend maintenant une suite que l’on espère aussi inspirée …



 
 


mz-webzine.org:


Ecrit par Peimpourt

Hector, j’adoooore ! C’est par cette petite allusion à Katerine, que je commencerais cet article. Les deux artistes fréquentent le même registre, non pas tant d’un point de vue instrumental (quoi que), que vocal. Leurs voix qui sont douces, légères et gracieuses, à la limite de la féminité parfois, présentent quelques similitudes. Les mélodies d’Hector, sont travaillées, polies, peaufinées, ciselées à la manière d’un bel ouvrage d’horloger, à la recherche d’une perfection d’esthète. Rien n’est laissé au hasard dans la finition des 4 titres de cet EP. Harmonieuses. Voila le terme qui me paraît le mieux à propos, si je devais définir en un seul mot, ces chansons qui ont le pouvoir de réchauffer l’ambiance de la plus grise et triste des journées d’automne. A souligner : l’alliance apaisante et raffinée entre le timbre de la voix et les accompagnements instrumentaux et électro. Que dire des textes, ils sont….ni trop, ni trop peu. Tout simplement, ils coulent de source, pour étancher notre soif d’absolue insouciance et nous donner le désir d’y boire encore. Merci Hector et à bientôt.

 
 
 
 


LONGUEUR D’ONDES Avril/Juin 2008


Ce 3 titres n’est que la partie visible de l’iceberg.
Il suffit d’aller sur le site web du trio parisien pour découvrir des titres supplémentaires !
On ne se lasse pas de ce délicat mélange de musique pop,
électronique, et downtempo, aux textes poétiques, actuels.
Après le funk désabusé du Fight et le reggae charmeur de Captain Tendress, on se trémousse sur le Banana Split de Lio.
E.S.